L’Esprit de l’École

O ma foudre
O mon éclair réel
quand tu t’abats sur les montagnes et les touches aux naseaux
taureaux obscurs dont les flancs grondent
comme les futailles qu’on roule au fond des caves
parodies de cercueils et simulacres de tombeaux
viendras-tu tuer ce vieux bétail humain
toi qui sais jouer franc comme l’or
de ta lame scintillante
de ta cape de nuages
de tes jarrets brisés
comme un beau matador ?

(extrait de « failles », Haut Mal, Michel Leiris)

 

Je ne prends pas de cours, mais puis-je venir voir l’atelier ?

Bien sûr ! L’atelier est en ouverture libre durant les cours.

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Avis aux chercheurs de lieux d’apprentissage

Ce lieu s’adresse à tous ceux qui recherchent des outils de connaissances essentielles pour construire leurs œuvres. Un lieu tourné vers l’esprit de recherche et la prise de conscience de la beauté.

 

Comment choisir quand on ne connaît pas encore ce qui sera ?

On peut comparer les pédagogies proposées ; certaines écoles paralysent le regard :

  • En faisant observer le vide, le trait, la trace, le concept intellectuel.
  • En incitant à copier ce que l’on voit, à ne considérer que les détails ou l’aspect technique.

Cela revient à copier graphiquement les lettres d’une poésie en langue étrangère sans comprendre le sens des mots, des phrases et leur sens poétique.

Ces écoles peuvent aussi proposer aussi des exercices « charmants » et ludiques sans aller plus loin, sans indiquer de chemin de progression réelle artistique : dessiner de la main gauche, dessiner en fermant les yeux, dessiner uniquement la ligne de contour sans que le crayon ne quitte la feuille, mélanger des techniques mixtes et graphiques…

Voilà pourquoi nous proposons cette formation : nous souhaitons proposer un lieu qui permet d’acquérir de véritables connaissances artistiques en dessin ou dans les arts appliqués.

 

Une pédagogie unique

L’approche phénoménologique

 

L’art d’observer : l’œil et l’esprit

L’art de la contemplation nous relie au sens du Vrai qui organise la Beauté.

 

L’observation active : la vie du regard ou vivre ce que l’on voit

Une multitude d’expérimentations sont proposées pour éveiller ou développer les sensations et les rendre conscientes.

 

Comment regarder : l’intensification des perceptions

Poser son regard sur le plein (l’espace, les surfaces, les lumières, les masses, les volumes…), fluidifier le regard à travers la globalité, l’alternance du regard entre tous les espaces dans le sens de la profondeur.
Il s’agit d’apprendre à voir (ou mettre son attention, à sentir, de développer sa vision pour éveiller de nouvelles sensations).

 

L’alphabet de la forme: l’imagination spatiale et les volumes vus en lumière

Visualiser les formes géométriques simples: cube, sphère, cylindre. L’intériorisation des volumes et de la lumière permet de savoir formuler sa vision dans l’espace et de comprendre ce que l’on déplace grâce au trait.
Dépouillement du sens anecdotique en se détachant : des détails, des contours vides, de la ligne qui ne déplace pas de sens (espace, lumière, forme…), de la ligne séduisante et creuse, de la copie naturaliste, d’une vue anatomique, de l’intellect.

 

Comment s’exprimer avec ces nouvelles connaissances ?

La composition d’ensemble : apprendre à chercher la vision d’ensemble qui donne accès à l’unité de l’œuvre. Chaque partie collabore à l’ensemble.
L’ajustement permanent met en vie le parti pris, la relation d’ensemble et son intensité, tandis que la justesse de prime abord paralyse l’expression ou n’adjoint pas toute la richesse possible du vivant.
Il s’agit de faire évoluer la forme librement, de développer et d’étayer son propos. La plénitude architecturale met en vie les tensions, les liens nécessaires au maintien de l’œuvre.

 

Le dessin: la clef de voûte

Il prend une place prépondérante: la sculpture c’est du dessin sous tous les reliefs.
Il permet de comprendre ce que l’on voit, d’organiser notre recherche, notre langage plastique et poétique.
Apprendre à dissocier ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas.

 

 

Rencontre interdisciplinaire

Il existe la possibilité de rencontrer différents milieux professionnels en formation: sculpteur, tailleur de pierre, marionnettiste, chorégraphe, architecte, paysagiste, scénographe, designer.

L’émulation interdisciplinaire permet d’ouvrir son esprit à la richesse et à la particularité de chaque discipline.

Pour autant, la formation ne perd pas de vue l’acquisition de nouvelles connaissances à l’intérieur de son propre champ d’investigation de son métier, pour éviter ainsi des confusions de langage d’expression si fréquentes à notre époque.

Le formateur pratique est au même titre que les apprentis au quotidien : le lien entre transmission et création est réel et soutenu. Les apprentis peuvent ainsi profiter de la compréhension par l’observation concrète du travail du formateur.

 

Poésie de la discipline :

  • Projet individuel suivi : construction de projet de manière autonome du pratiquant (thématique/ gestion organique de son emploi du temps).
  • Pour autant, le suivi reste très présent, et l’investissement des participants est indispensable. La construction intérieure des sensations artistiques demande beaucoup de temps pour être assimilée et conscientisée. La rigueur est donc nécessaire. Mais la mobilité du rythme personnel est réelle et demande d’être à son écoute.
  • Les étudiants travaillent leur projet personnel en groupe d’après la pose du modèle vivant ou un projet personnel dans le même espace de travail.
  • Le temps d’acquisition est différent pour chaque personne selon la particularité de la connaissance. L’alternance et la reprise des exercices sont donc proposées d’une manière individuelle.

 

Suivi post-formation

Le temps d’acquisition artistique étant très long, les participants de la formation sont invités à recontacter le formateur, si besoin après celle-ci, pour avoir un retour sur leurs travaux.

 

Action urbaine

Chercher des moyens d’action vers la cité et les décisionnaires législatifs, attirer leur attention sur l’art dans la cité.

Par exemple les zones architecturales sinistrées : le problème des zones commerciales et industrielles.

Le but est de toucher les acteurs de la politique urbaine et du patrimoine. Comment revitaliser un sens artistique dans le choix de construction urbaine? Le laisser-aller dans des projets immobiliers a dévasté des quartiers, des villes.

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